EXPOSITION SANTOS-DUMONT

« Ma patrie est l’air… sur terre, je suis en exil »
 

Santos Dumont, un dandy romanesque à l'image de la « jet-set » de Monte Carlo au début du 20ème siècle.

Paris
Paris

Né le 20 juillet 1873 à Sao Polo, Alberto Santos Dumont était le fils d’un richissime brésilien, celui que l’on considérait comme le « roi du café ». A l’instar de son père, c’est en France qu’il effectuera ses études d’ingénieur.

Premiers dirigeables
Premiers dirigeables

Passionné par l’aérostation, Alberto Santos Dumont fit construire son premier dirigeable à son nom dès 1898. De nombreux essais se sont succédés pour arriver à cette version n°6.

Prix Henry Deutsch
Prix Henry Deutsch

Loin de céder au découragement et fort de l’espérance acquise lors de ses échecs, Alberto Santos-Dumont entreprend de relever le défi lancé par le magnat du pétrole Henry Deutsch de la Meurthe. 100 000 francs sont mis en jeu pour récompenser le premier intrépide qui parviendra, en moins de trente minutes, à effectuer l’aller/retour entre le parc d’aérostation de Saint-Cloud et la Tour Eiffel.

Temps record
Temps record

Le parcours est bouclé en 29 minutes et 15 secondes

Défi relevé
Défi relevé

Le 19 octobre 1901 le Santos-Dumont remporte le Prix Deutsch.

Atterrissage
Atterrissage

sur le terrain de Longchamps

Félicitations
Félicitations

Le vainqueur entouré des notables et de la Comtesse d'Eu. A 28 ans la gloire est immédiate pour Alberto.

Monaco
Monaco

Profitant de l’initiative de Camille Blanc - Président de l’International Sporting Club de Monte-Carlo et de l’hospitalité du Prince Albert Ier, c’est avec ce même dirigeable que quelques mois plus tard, Santos-Dumont se rend à Monaco.

Monaco
Monaco

La région n’est pas totalement inconnue à l’aéronaute. Membre de l’Aéro-Club de Nice, Santos-Dumont affecté le 29 mars 1900 au-dessus de Nice, une ascension en ballon sphérique qui s’était terminée, du reste, par quelques contusions (Ref. Régis Lécuyer ). "Monaco berceau de l’aviation moderne " (Annales monégasques n°V.1981)

L'aérodrome
L'aérodrome

Trois mois et demi ont passé depuis l’exploit du prix Deutsch de la Meurthe, lorsqu’Alberto Santos-Dumont arrive à Monaco le 5 janvier 1902. "Quand j’arrivais à Monte-Carlo, (…), l’aérodrome du Prince était pour ainsi dire terminé, conformément à mes indications. Il s’élevait sur le boulevard de la Condamine, juste en face des lignes de tramways électriques qui longent la digue. C’était une immense carapace de bois et de toile, sur une forte ossature de fer."

Premières sorties
Premières sorties

Le 29 janvier, profitant d’une accalmie du vent, Alberto Santos-Dumont effectue deux sorties au-dessus de la mer, prouesses qui lui attirent un véritable triomphe de la part des nombreux spectateurs massés aux alentours. C’est à cette occasion qu'il réalise le choix peu judicieux de l’emplacement du hangar qui n’offre pas assez de dégagement pour les atterrissages.

Monaco
Monaco

Deux semaines seront nécessaires à une équipe de vingt hommes, travaillant nuit et jour pour améliorer l’accès au hangar en coupant certains arbres et en construisant un appontement en bois d’une vingtaine de mètres pour permettre le franchissement du parapet.

Suite des essais
Suite des essais

Enfin, le 11 février, Alberto Santos-Dumont peut reprendre ses essais en présence du Prince Albert I er. Lors d’un de ces essais le Prince "voulut saisir le guiderope (élingue d’acier qui traîne derrière le dirigeable) cette dernière le frappa au bras droit et le renversa au fond du bateau, lui occasionnant des contusions sérieuses". (Santos-Dumont, Op. Cit.)

L'accident
L'accident

« Rien de grave cependant car le Prince est encore fidèle au poste le 14 février, jour de la catastrophe » (Régis Lécuyer, Op. cit.) En une demi heure tout s’est joué. Faute d’un gonflage suffisant et en raison d’un fâcheux concours de circonstances l’engin s’abîme en mer. L’aéronaute est heureusement sain et sauf, mais quitte pour un bon refroidissement !

L'accident
L'accident

« L’aéronef était descendu très bas sur l’eau ; on l’y faisait descendre plus encore en tirant sur le guiderope, si bien qu’il finit par n’être plus qu’à quelques pieds de la cheminée de la chaloupe. Or, cette cheminée crachait quelques étincelles ardentes ! Et de ces étincelles, une seule suffisait pour, en montant, faire une brulure à mon ballon, enflammer l’hydrogène, et, le ballon et moi, nous réduire en poudre ». (Santos-Dumont, Op.cit.)